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Rama Yade : « Parce que je le vaux bien »

10 juillet 2010 1 commentaire

Vous en avez plus que ras-la-bol de l’affaire Bettencourt ? Je vous propose une pause bien méritée sur le thème « Vis-ma vie », sur les dépenses somptuaires de la sous-ministre gadget préférée des Français : Rama Yade.

On connaissait Rama l’icône des sondages, Rama-top model, Rama la gaffeuse, Rama nous dévoile cet été un nouvel aspect de sa personnalité : son côté dépensier à la Rachida Dati.

On se souvient en effet comment la pauvre Rama avait magistralement réussi à se tirer une balle dans le pied, en critiquant le coût de l’hôtel des Bleus et en réussissant la prouesse de dépenser plus qu’eux lors de son déplacement en Afrique du Sud. Coût de la farce : 45 000 euros – tout de même – dont 37 000 euros de billets d’avion 1ere classe, d’après Le Canard Enchaîné.

Eh bien, Rama vient encore une fois de se faire épingler par Le Canard Enchaîné, toujours sur le même motif : le coût de ses voyages. Ainsi, la belle Rama, décidemment bien cigale lorsqu’il s’agit du bien public, aurait-elle déjà dépensé l’intégralité de son budget 2010, de 270 000 euros. Ce qui l’a amené à demander à Roselyne Bachelot, sa ministre de tutelle qu’elle déteste cordialement, de lui attribuer une rallonge de 150 000 euros (soit près de 50% de son budget initial), scène d’anthologie qui a dû faire jaser dans les ministères.

Comme quoi, on a beau être une sous-ministre gadget, on peut aussi laisser de grosses ardoises !

Roselyne Bachelot : « Cachez ce rapport que je ne saurais voir »

8 juillet 2010 1 commentaire

Le rapport parlementaire sur la grippe H1N1 semble devoir être enterré le plus vite et le plus discrètement possible.

Roselyne Bachelot Crise Grippe H1N1

On se souvient du fiasco qu’avait été l’organisation de la lutte contre la grippe H1N1 cet hiver. A tel point qu’une commission d’enquête parlementaire avait été ouverte.

Le rapport de la commission a été finalisé le 30 juin. Toutefois, tout semble être fait pour qu’il fasse le moins de bruit possible. Ainsi, on n’a laissé que deux exemplaires en consultation aux députés, qui ne peuvent les consulter que sous surveillance, sans qu’aucune photocopie ne soit permise. Ces derniers ont dans ces conditions jusqu’au 5 juillet au soir pour faire part de leurs remarques.

Le Canard Enchaîné a toutefois pu avoir connaissance du contenu du rapport et en reproduit des extraits dans son édition du 7 juillet.

Le rapport laisse plusieurs points en suspens, comme le rôle de l’OMS, violemment critiquée depuis, dans la préparation et la gestion de la crise, les liens d’intérêts entre les experts du ministère et les laboratoires, et l’efficacité des antiviraux. Le ministère peut donc – en tout cas sur ces points – dormir tranquille.

Le rapport revient sur le coût global de la gestion de la crise. Initialement estimé à environ 670 millions, le dépassement budgétaire serait de 200 millions…soit près du tiers du budget initial.

On découvre aussi la comptabilité approximative des doses de vaccins. Ainsi, alors que près de 6 millions de personnes ont été vaccinées, 21 millions de doses restent inutilisées, 13 millions « errent dans la nature », et plus de 3 millions ont tout simplement été perdues. Pour compléter le tableau, le rapport signale que 12 millions d’entre elles seront périmées d’ici l’automne 2010.

Au vu de ces révélations, on comprend que ce rapport ait été publié discrètement et que les députés n’aient pu exercer leur travail correctement. Enfin, pour compléter ce tableau, le rapport final, enrichi des remarques des députés, sera publié – comme fait exprès – le 15 juillet, à l’ouverture de la trêve estivale.

Si ça ne s’appelle pas enterrer un scandale…

Clientélisme : à l’approche de 2012, les enchères montent à droite

3 juillet 2010 1 commentaire

Clientelisme a droite, presidentielle 2012Trois décisions sans lien a priori entre elles pointent toutefois vers une même direction : le retour à grande vitesse du clientélisme à droite à l’approche de 2012.

La TVA réduite dans la restauration

Cette mesure phare de Chirac – que ce dernier ne sut jamais mener à bien – mais que son successeur arracha de Bruxelles est sur la sellette depuis plusieurs mois, en raison de sa faible efficacité, et de son coût exorbitant. En effet, sur les engagements des restaurateurs d’une baisse des prix de 3% et de créations de 20 000 emplois, peu a été respecté. La baisse des prix constatée par l’INSEE sur un an ne fut que de 1,2%. Quant au nombre de créations d’emplois, à 21 700 emplois, il n’est que d’un tiers supérieur au nombre de créations de postes en rythme normal, à 15 000 emplois.

Le tout pour un coût estimé à 2,35 milliards d’euros, à un moment où la lutte contre le déficit s’affiche comme la priorité brûlante du moment.

Le débat fait d’ailleurs rage au sein du gouvernement même : François Baroin a en effet qualifié cette mesure de « très très grossse niche », avant d’être désavoué par sa ministre de tutelle Christine Lagarde, beaucoup plus politique que son benjamin de ministre, et de devoir revenir à des sentiments plus électoralistes.

Résultat : la mesure ne sera pas réexaminée avant…la prochaine présidentielle. A titre de comparaison, et pour prendre la pleine mesure des choix – discutables ? – du gouvernement, on notera que les économies liées à la suppression de 100 000 postes dans la fonction publique devrait rapporter 3 milliards d’euros, soit légèrement plus que le coût annuel du cadeau aux restaurateurs (2,35 milliards), lui maintenu. De là à dire que ce que l’on ne donnera pas aux fonctionnaires ira chez les restaurateurs…

L’amendement LeFur et l’élevage porcin en Bretagne

Le cas de l’élevage porcin en Bretagne est lui aussi significatif. Un amendement du député Marc Le Fur (UMP, Côtes-d’Armor), adopté en commission des affaires économiques, propose en effet d’alléger la réglementation applicable aux installations ou extensions d’élevages. La conséquence de cet amendement est qu’il deviendra possible d’implanter des exploitations d’élevage porcin jusqu’à 2 000 têtes, contre 450 actuellement.

Et ce, à un moment où le gouvernement vient d’affecter à la lutte contre la pollution des algues vertes, dues majoritairement aux nitrates provenant des élevages, la somme de 134 millions d’euros sur 5 ans.

Traiter le problème d’une main et faciliter de l’autre sa réapparition, voilà qui s’apparente fort à la politique du pompier pyromane.

Le recul du gouvernement sur les déserts médicaux

Le tableau ne serait pas complet sans le dossier des déserts médicaux. Roselyne Bachelot, en froid avec les médecins sur plusieurs aspects de sa loi "Hôpital, Patients, Santé, Territoires" (HPST) vient en effet tout bonnement de battre retraite en rase campagne, cédant aux revendications des médecins. Ces derniers réclamaient la suppression des pénalités financières prévues contre les médecins refusant de prêter main forte à leurs confrères des zones sous-médicalisées (pénalités pouvant aller jusqu’à 3 000 euros par an), ainsi que l’abandon de déclarations obligatoires pour les médecins de leurs absences, une autre mesure prévue dans la loi.

Beau geste de solidarité de Mme Bachelot envers les médecins.

Qu’ont en commun ces trois dossiers ? Certes, si les montants en jeu varient, les populations visées ont toutes le bon goût d’être des réservoirs de voix stratégiques pour la Droite : les restaurateurs – traditionnellement à droite et grands « faiseurs d’opinion » – les médecins, et les agriculteurs, laminés par la chute des cours des matières premières et chez qui Sarkozy pâtit en plus d’un fort déficit de popularité.

La majorité, estimant que ces quelques centaines de milliers de voix nécessitent bien un effort collectif, n’hésite pas à y affecter les moyens nécessaires, y compris financiers. Ce qui est beaucoup plus facile à faire quand on dispose de l’argent public et qui est exactement ce que l’on appelle du clientélisme : l’usage du bien commun à destination de quelques-uns.

Woerth a beau être hors jeu dans son rôle de trésorier de l’UMP, la chasse aux voix pour 2012 a bel et bien commencé !

Rama Yade : serial gaffeuse

9 juin 2010 Poster un commentaire

On s’interroge souvent sur l’utilité de Rama Yade au Gouvernement. La réponse est simple : elle gaffe, papillonne sur les chaînes de télévision et égaie les Conseils des Ministres, sans cesse à la recherche du bon mot, de la polémique du moment qui enflammera l’opinion et la mettra quelques heures sous les sunlights.

Au fond, Rama Yade, c’est comme un enfant capricieux qui trouverait qu’on ne s’occupe pas assez de lui.

Elle a bien compris que sa fonction et ses dossiers n’intéressaient personne. Elle est en plus chaperonnée par une Roselyne Bachelot qui n’est pas du genre à laisser exister d’autres qu’elle. Rama l’a compris, la seule façon qu’elle ait d’exister est de hurler, de multiplier les éclats médiatiques, de faire le siège des télés et des radios, quitte à se tromper plus souvent que la normale.

On a pu la voir une nouvelle fois à l’œuvre ce week-end, quand elle a qualifié d’indécentes les conditions d’hébergement des Bleus, à quelques jours de l’ouverture du Mondial.

Manque de chance, il s’avère que la dépense n’est pas prise en charge par les contribuables, que donc cette sortie n’avait pas lieu d’être, comme n’a pas manqué de lui rappeler Roselyne, trop heureuse de désavouer sa Secrétaire d’Etat :  "La Fédération française de football a fait un choix, c’est elle qui en est responsable : cela ne coûte pas un sou aux contribuables. (…) Maintenant, allez, stop ! On est derrière notre équipe, elle en a besoin."

Rama Yade est ensuite revenue sur ses propos, penaude, en se disant à Rabat : « étonnée de l’ampleur incroyable qu’a prise cette information sur l’hôtel des Bleus. Tous les journalistes savaient que j’avais tenu les mêmes propos il y a plusieurs mois. J’ai simplement dit que j’aurais personnellement pris quelque chose de moins cher ».

Bizarrement, Rama – n’ayant certainement pas étudié ses dossiers à fond – ne s’est pas élevé contre les primes que recevraient chacun des joueurs en cas de victoire, qui à 390 000 euros, peuvent certes être qualifiées d’indécentes pour une dizaine de gaillards tapant dans un ballon. Mais il est vrai que sur le dossier des rémunérations des joueurs, elle est loin d’afficher un parcours que l’on pourrait qualifier d’exemplaire, ayant été une des seules en s’opposant à la proposition de députés UMP de supprimer les importants avantages fiscaux des sportifs professionnels.

Elle qui aurait "personnellement pris quelque chose de moins cher" n’a toutefois pas renoncé à se rendre à la Coupe du Monde, ce qui aurait certes fait économiser plusieurs milliers d’euros aux contribuables. Mais il est vrai qu’il y a là à la clé l’occasion d’une photo du meilleur effet avec cette équipe dont elle critique les conditions d’hébergement…occasion médiatique en or, sur laquelle Rama n’est pas du genre à cracher.

Preuve supplémentaire que Mme Yade reste plus constante dans son amour de sa personne et de l’attention médiatique qu’elle suscite que dans ses convictions.

Roselyne Bachelot : jamais sans mon fils !

29 mai 2010 1 commentaire

On l’avait laissé des masques anti-grippe A plein les bras, Roselyne revient pour un nouveau feuilleton : ça y est, elle tient son EPAD à elle.

Là où le monarque tenta d’imposer son fils à la Défense, notre pétulante et colorée Ministre de la Santé vient de faire embaucher Pierre Bachelot, son rejeton de 41 ans au…Ministère de la Santé.

Une tendre marque d’affection maternelle auxquels tous les contribuables qui s’apprêtent à renvoyer leur déclaration d’impôt seront heureux de participer !

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ENG: French Health Minister Roselyne Bachelot appoints son at own ministry.

C’est la fête des mères aussi, chez les Bachelot

27 mai 2010 Poster un commentaire

Je vous parlais il y a quelques jours du tour de passe-passe de Roselyne pour réussir à nommer son fiston de 41 ans dans son propre Ministère.

Alors, Fête des Mères approchant, Pierrot Bachelot va bien devoir faire un geste un peu moins symbolique et un peu plus marquant pour témoigner à sa mère de son amour filial mais surtout de sa reconnaissance. Les fils étant généralement désemparés quand il s’agit de choisir un cadeau pour leur mère, je lui ai sélectionné quelques articles glanés au fil du web.

La paire de Birkenstock rose (ebay, 25€) :
On connaît le style inimitable de Roselyne, son amour du rose. Pour ne pas perdre la main cet été à la sortie des Conseil des Ministres, ces charmantes Birkenstock « motif actuel très gai, avec boucles rose groseille» dixit le vendeur d’ebay.

Le porte-monnaie « Espèces en voie de disparition » (Evene, 25€) :
Parce que Roselyne traîne des casseroles (la grippe…), qu’elle n’est pas éternelle, et que l’on n’est pas sûr de la revoir au prochain remaniement.

Le piston (comme l’amour maternel, n’a pas de prix) :
En acier inoxydable, pour plus de résistance. Au cas où Pierrot aurait encore besoin à l’avenir de l’aide de sa Môman…

Alors, bonne fête Roselyne !

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ENG: After his mother, French Health Minister Roselyne Bachelot, appointed him at own ministry, what would Pierre Bachelot give her for Monther’s Day ?

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