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Kouchner, l’enragé


Etonnante sortie que celle de Kouchner, ce week-end dans le Parisien, qui déclare enrager parfois quand des décisions venant de l’Elysée contrarient sa volonté.

Kouchner nous avait pourtant habitués à plus de discipline républicaine, d’autant que dans son cas, il était important de faire oublier la félonie d’après second-tour dont il était marqué comme au fer rouge, félonie encore plus lâche et opportuniste que celle d’Eric Besson, qui lui avait au moins eu le courage de retourner sa veste durant la campagne et pouvait faire croire qu’il avait contribué à la victoire de son nouveau champion en publiant son brulôt anti-Ségolène. Mais il est vrai que notre ami Kouchner n’en était pas à sa première trahison, lui qui avaient traversé à peu près tout l’échiquier politique, de l’extrême Gauche à un gouvernement de Droite – avant de finir au FN dans quelques années ?

On ne peut aussi que s’étonner de cet accès de rage, chez un homme qui a tout : le Pouvoir – que vu son âge il exerce pour la dernière fois, et qu’il savait que la Gauche ne pourrait lui offrir – une compagne, la reine Christine Ockrent, que tous lui envient et dont la nomination à la tête de France24 début 2009 ne posa pour lui aucun conflit d’intérêt, et enfin l’argent, obtenu en rédigeant notamment moult rapports pour des pays amis africains (l’histoire ne dit pas si une grande amitié est née avec Xavière Tibéri de cette grande expérience des rapports…), ou pour justifier les investissements de Total en Birmanie, modèle de démocratie s’il en est.

Voyons, Bernard, reprenez-vous, et un peu de lucidité que diable : vous êtes certainement le seul qui croyez encore que Sarkozy vous ait embauché (ou débauché diront les mauvaises langues) pour prendre des décisions et avoir une politique, encore moins des idées, vous égérie de la Gauche et homme politique abonné au zénith des sondages, bien que toujours perdant lorsque présenté au suffrage universel. Non, hélas, il est temps de vous le révéler : comme Rama votre trop brièvement sous-secrétaire d’Etat, vous fûtes vous aussi engagé pour jouer le rôle de potiche. Triste réalité à laquelle il faudra se faire. Et on ne pourrait que vous conseiller de vous contenter de ce que le pouvoir vous donne et qu’un retour éventuel de la Gauche vous retirerait certainement, vu votre âge et votre trahison.

Mais nos sentiments vont ce soir à Nicolas Sarkozy, qui voulut restaurer l’ordre et le respect de nos institutions. Qu’il doit être triste pour lui d’entendre ces paroles de la part d’un de ses ministres.

Monsieur le Président, accepte-t-on d’un laquais, fût-il d’Orsay, une conduite de ce genre ? Certes, non.

Et que fait-on d’un chien enragé ? On le pique, Monsieur le Président.

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  1. 21 mai 2010 à 01:14

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