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Sarko aux fraises


Il faut bien reconnaître que la greffe Sarko n’a jamais pris dans le monde agricole, pourtant grand pourvoyeur historique de voix du défunt RPR. Il est certes vrai que les choux n’ont jamais poussé ni à Neuilly s/Seine, ni au Fouquet’s, ni au Cap Nègre d’ailleurs.

Mais confiant, et bon petit soldat, Sarko a décidé d’en faire, avec la Sécurité, un de ses axes de reconquête post-régionale. On l’a ainsi vu récemment à la Fête de l’Agriculture, puis chez un céréalier de l’Essonne.

Le tour des campagnes de France continue, et lors de sa dernière sortie, le Président visitait une exploitation maraîchère, mettant cette fois-ci les fraises à l’honneur. Ce fut l’habituel show sarkozien : visite d’exploitation, discours aussi creux qu’inutile sur le thème d’un « Je vous ai compris » horticole, table ronde et retour à Paris. Il ne manquait plus que Jean-Pierre Pernault pour décerner le prix TF1 de la fraise de l’année et rendre ce moment cathodiquement historique auprès de la ménagère de moins de 50 ans.

Mais ce n’était rien en comparaison du déplacement présidentiel à venir sur les Champs-Elysées à l’occasion de Nature Capitale, vaste foire agricole en plein Paris. Présence de Carla à ses côtés ou proximité du Fouquet’s, Nic’ semblait cette fois-ci beaucoup plus à l’aise que dans ses précédents déplacements, sur le terrain. Carla, telle une Marie-Antoinette du vingt-et-unième siècle dans sa bergerie, avait troqué pour l’occasion son tailleur Dior pour une simple chemise d’homme bleu ciel, ne semblait pas se forcer trop pour montrer de l’intérêt à ces merveilles de la nature, comme seuls les grands aristocrates peuvent le faire envers la misère la plus crasse, sachant qu’ils en seront de toute façon protégés par leur condition.

Nic’ et Carla, aussi unis que lors de leur voyage de noces en Egypte, ont ainsi pu s’extasier devant fruits, légumes, animaux et autres merveilles de nos campagnes, tout en gratifiant le peuple et les medias d’images de tendre complicité, Carla essuyant les tempes de son homme, soumis à trop de pression par tant de biodiversité.

Nic’ n’a quand même pas négligé la finalité de ce bain de foule les pieds dans la bouse et a multiplié les déclarations à l’adresse d’un électorat à reconquérir, oscillant entre l’auto-satisfait : « Vous avez vu tout ce que je fais en ce moment », et le maladroit : « C’est un Verseau comme moi », devant un éleveur lui présentant un veau né le 24 janvier. C’est vrai qu’en veau, Sarko on n’y avait pas pensé. Mais pourquoi pas ? Si les voix des agriculteurs sont à ce prix.

Au fait, la Ferme de Nic’ et Carla aura coûté 4,2 millions d’euros. A 700000 agriculteurs en France, on approche les 6 euros le vote UMP. Rien ne serait-il trop beau un second mandat ?

  1. Didier 67
    28 mai 2010 à 22:18

    C’est authentique, le « c’est un verseau comme moi » ou juste une blague ?
    Sources, svp.

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