Archive

Posts Tagged ‘Cecilia’

Dis-moi à qui tu parles, je te dirai qui tu es

26 mai 2010 1 commentaire

Décidemment, on a beau chasser le naturel, il revient toujours au galop. On croyait le bling-bling oublié, banni à jamais par le remplacement au poste de Première Dame de l’arriviste clinquante de Neuilly s/Seine par l’aristocrate italienne.

Il n’en est rien et c’est Eric Woerth, Ministre du Travail en charge du dossier des retraites, et accessoirement mari de Madame, administratrice de la maison de luxe Hermès, qui nous le prouve. Ce dernier vient en effet de choisir l’hebdo Paris Match pour annoncer le report de l’âge de départ en retraite au-delà de 60 ans. C’est ainsi une des orientations clés de la réforme des retraites que le Ministre choisit de noyer entre les stars de Cannes, les sordides affaires de touche-pipi des fils de Villiers et la naissance de la fille de Claudia Schiffer. Curieux choix pour un des ministres les moins bling-bling du quinquennat, mais certainement contaminé par les nouvelles fonctions de sa femme et les penchants du locataire du Château. Mais qui permet au Gouvernement et à la Droite de truster les articles les plus lus de l’hebdo de l’ami de Lagardère, l’ami du Prince, la déclaration de Woerth arrivant en deuxième position, juste après celle de Benjamin Biolay sur sa prétendue liaison avec Carla Bruni. Au moins les Français travailleront-ils jusqu’à 75 ans mais pourront-ils continuer à lire Match…

Il ne manque plus qu’à ça une déclaration de politique générale dans Tele 7 Jours, l’annonce de la sortie de l’Union Européenne dans Biba et une déclaration de guerre dans Mr Muscle pour que la farce soit complète et la médiocrité du Régime totalement à nu. C’est la Princesse de Clèves qui doit s’en retourner dans sa tombe.

Publicités

Dati Match


On avait connu Rachida, Ministre de la Justice, mante religieuse, tueuse de juges et de directeurs de cabinet, Rachida la fashion-victim toute de Dior vêtue et habituée de la Place Vendôme et de l’Avenue Montaigne, Rachida maman, accouchant un jour, le lendemain de retour en conseil des Ministres, Rachida l’Européenne, exilée à Strasbourg, Rachida (pseudo)- cafteuse, Rachida, tentant une difficile reconversion dans les nouvelles technologies, enfin Rachida la femme forte, lançant à la face du monde telle une Gloria Gaynor des années 2010 son « I will survive ».

C’est vrai que Rachida a appris la vie politique à la dure et a tout connu : l’ascension fulgurante, puis l’exil. Elle a connu les fausses amitiés politiques, les courtisans d’un jour qui détournent le regard quand le sort a tourné. Mais il est un ami qui lui est toujours resté fidèle, sans doute parce que Rachida – mieux qu’une égérie L’Oréal payée à prix d’or – fait vendre : c’est Paris Match.

Et Paris Match de (re)mettre notre ex-Ministre de la Justice en une cette semaine, après Zahia et Carla –série que l’on imagine destinée aux Grandes Dames de notre Siècle dont le nom se termine en « a ». L’éclairage de comm’ est différent cette fois-ci : le n-ième avatar de Rachida se veut plus maternel, plus humain, plus proche des Français. La voit-on faire ses courses chez Ed après Dior, me demanderez-vous ? Non, quand même pas. Rachida reste Rachida. Mais Rachida – toujours aussi fashion en escarpins 8 cm vernis noir et jean pattes d’eph’ (légère faute de goût tout de même, que l’on s’étonne que l’hebdo n’ait pas corrigé d’un coup de Photoshop) – nous présente ici sa nouvelle réincarnation : mère aimante de sa fille (« Oui, je suis Maman et je suis heureuse ») et engagée auprès des jeunes. Une image décidemment moins « glamour » et plus engagée socialement, plus dans l’air du temps – selon lequel tout bon people se doit d’avoir des enfants, d’en être le plus heureux des people, et de les mettre en avant. En somme, une belle opération de comm’, à l’image de l’opération de limage des canines que s’imposa François Mitterrand et qui cessa de le faire apparaître comme un vampire assoiffé de Grand Capital, qui rendrait presque plus humain le personnage, la faisant passer du statut de mante religieuse à celle de Vierge Marie (ou n’importe quelle autre divinité païenne de la maternité, si une référence à une quelconque icône catholique est jugée tendancieuse) .

Que retient-on donc de ce publi-reportage, signé Lagardère, media proche du pouvoir ? Que Rachida est proche de sa fille Zohra, ressortie du placard médiatique pour l’occasion, et vêtue d’une veste en plumes du meilleur effet, réminiscence des années Cecilia et du temps de sa splendeur passée. Que Rachida adore le ballon rond, allant même jusqu’à organiser une escapade de jeunes de banlieues (et du VIIe arrondissement !) à Madrid pour pouvoir toucher deux-trois stars locales du foot. Et comme Paris Match fait les choses bien, on a droit à plusieurs pages de panégyrique sentencieux de Tahar Ben Jelloun, dont l’on serait tenté d’attribuer la participation à cette galère plus à quelques embêtantes factures à régler qu’à une réelle connivence avec l’ex porte-parole de Sarko.

Bref, une opération de comm’ impressionnante avec tous les accessoires à l’appui, Zohra, jeunes, fouteux, et caution intellectuelle. Dommage que ce soit aussi peu convaincant. Mais on le sait, Rachida, à l’image de Madonna, n’a jamais été une très bonne actrice, toutes deux à l’ego si envahissant qu’il rend difficile de laisser place à un autre personnage. Allez Rachida, encore un effort, Cannes 2011, c’est encore possible, on veut bien y croire, mais y’a du boulot !

Carla, libératrice des otages français en Afghanistan

20 avril 2010 2 commentaires

On a bien vu que la fondation Carla Bruni-Sarkozy peinait à décoller – toute Marraine de la Patrouille de France Carla fût-elle. La lecture du site de la Fondation est à ce sujet assez instructif : dans un fouillis peu digne d’un site de Première Dame, on trouve les « domaines d’action ». Là, on y apprend – impayable Carla – que le premier programme a été lancé avec Lancôme, marque de cosmétiques de luxe…Quant aux autres projets, force est de constater que Carla n’y a pas encore énormément bossé : 4 autres projets sont à l’étude, aux contours vagues, de la lutte contre l’illettrisme, à des projets « culturels » (avec certainement ses potes de Gauche). Bref, rien encore de très concret, un dilettantisme qui prête à sourire, et un bilan qui à l’image de celui de MonMari reste bien léger.

C’est donc un fait acquis, disions-nous, Carla est nettement plus convaincante en ambassadrice du bon-goût et rédactrice en chef du FigMadame qu’en Mère Charité.

Comment donc lui trouver une nouvelle cause ? Médiatique si possible, Carla prenant très bien la lumière et s’ennuyant loin des spotlights. Une cause qui remette la France sous les feux de la rampe.

Imaginons : la France a encore deux otages en Afghanistan, retenus depuis fin Décembre 2009 – et dont tout le monde se fout. Et le Gouvernement n’a pas brillé dans sa gestion de la crise, entre Guéant déclarant qu’ils avaient fait preuve d’une « imprudence coupable », et le Chef d’Etat Major des Armées s’inquiétant du coût des recherches, le tout sans qu’aucune issue ne soit en vue.

Et pourquoi ne négocierions-nous pas un rôle à la mesure de Carla, qui relègue dans l’oubli le « coup » des infirmières bulgares de Cécilia ? Imaginons les unes de la presse amie et des quotidiens people : Carla, en tailleur pantalon kaki Dior spécialement coupé pour l’occasion par John Galiano lui-même, accueilli par MonMari sur le tarmac du Bourget , descendant rayonnante de l’avion entourée des deux otages français, amaigris mais que l’on aurait rasés et habillés pour la photo ? Quelle voie plus directe vers la gloire que toutes ces œuvres de charité dignes de l’époque de Bernie !

Certes, ceci nécessiterait quelques minimes arrangements : photo de la 1ère Dame avec Oussama, dont celui-ci est un fan depuis qu’il a lu le Match consacré à la visite de Carla à Elisabeth II, voyage officiel du même à Paris avec reconstitution de sa grotte afghane sur la Place de la Concorde pendant 3 jours, cris d’orfraie de Rama Yade sur les Droits de l’Homme…

Mais que ne ferait-on pas pour redonner un rôle à sa hauteur à Notre Première Dame ?

Guéant, Mazarin au petit pied de l’Elysée

5 avril 2010 7 commentaires

On a les Mazarin que l’on peut… Au Siècle d’Or, l’original, à notre siècle plaqué Bling-Bling, Claude Guéant, ex-préfet de Franche-Comté et de l’Herault, omniprésent secrétaire général de l’Elysée, quasi numéro deux du pouvoir, dont Le Monde relate dans sa livraison de ce week-end le parcours.

L’itinéraire de l’éminence grise de l’Elysée sent bon les derniers vingt ans de la droite : formé aux réseaux de la police sous Giscard, le triomphe de la Gauche le force à s’exiler en province. Au retour de la Droite, Charles Pasqua le repère, qui l’initie aux arcanes de la Police, des affaires africaines et des circuits de renseignement français. Sa carrière lui donne l’occasion de nouer des relations privilégiées avec les chefs des services secrets syrien et lybien, avant de devenir l’âme damnée de Nicolas Sarkozy, tout d’abord comme directeur de cabinet à l’Intérieur puis comme directeur de campagne.

La relation qu’il forme avec le Président ne laisse de surprendre : que peuvent avoir en commun un placide ex-préfet, originaire de Vimy, dans le Nord, fils et petit-fils d’instituteur, et le survolté fils de nobliau hongrois, ex-maire de Neuilly, chantre du bling-bling et de la droite décomplexée que les Français ont élu comme Président en 2007 ? Or, ce couple semble tenir contre vents et marées depuis 2007, de l’état de grâce post-élection jusqu’aux abysses d’impopularités dans lesquelles se débat actuellement Nicolas Sarkozy. Et Guéant d’afficher un soutien sans faille à son suzerain, quitte à perdre tout bon sens politique, et à comparer les attaques contre Sarko lors de l’épisode de la nomination ratée de Prince Jean à l’EPAD à du fascisme.

Tour à tour éminence grise, confident des peines de cœur du Président, ou exécuteur des basses besognes, on a ainsi vu Claude Guéant gérer les incertitudes de Cecilia au début du quinquennat, finaliser la rocambolesque libération des infirmières bulgares – qui nous valût l’insigne honneur de voir Kadhafi planter sa tente en plein centre de Paris, (re)-marier Sarko à Carla à l’Elysée, arbitrer les tensions entre les leaders de l’UMP lors des Régionales, ou plus récemment recadrer Chantal Jouanno, pasionaria de la défunte taxe carbone.

Fort de sa relation avec le chef de l’Etat, ce serviteur de l’Etat, logé brièvement dans les appartements qu’occupait jadis Mazarine (cela ne s’invente pas), désormais incontournable, s’exprime dans les medias sur tous les sujets, jusque sur la durée du mandat du Premier Ministre, pourtant légitime numéro deux du Pouvoir.

Dérive ultime de la relecture sarkozienne des institutions que d’accorder plus de poids à la Parole d’un laquais – fût-il d’Etat – sur celle du chef du gouvernement.

Le hot-dog de Sarkozy

2 avril 2010 1 commentaire


L’Elysée a fait grand cas du dîner en tête à tête des Sarkozy et des Obama dans l’East Wing, l’aile privée de la Maison Blanche, ce qui est passé beaucoup plus inaperçu de l’autre côté de l’Atlantique, la Maison Blanche ne jugeant pas nécessaire de publier les photos de cet évènement.

Bizarrement, l’Elysée a moins insisté sur le programme de Sarko précédant ce désormais fameux dîner. Ce dernier a en effet profité de ces quelques heures à Washington pour offrir un tour de la capitale à Petit Louis, gentiment prêté par Cecilia pour l’occasion – mais si, souvenez-vous, ce gamin, demi-frère de Prince Jean, qui dans la mise en scène pompeuse de Robert Attias clôturait le clip de l’investiture de Nicolas Sarkozy par un désormais célèbre « Vas-y mon papa ».

N’écoutant que sa fibre paternelle, Nic’ de laisser en plan Christine Lagarde au déjeuner avec le Secrétaire du Trésor Tim Geithner pour s’offrir, comme un vulgaire touriste, lui le réformateur de la finance mondiale, une virée chez Ben’s Chili Bowl, gargote de hot-dogs fréquentée par la communauté noire et popularisée par Obama, Nic’ ne pouvant s’empêcher de tenter de marcher dans les traces de son rival. Suivant des sources non confirmées, Carla n’aurait d’ailleurs pas touché une bouchée de son repas – si caloriquement incorrect.

Plus surprenant, notre omniprésident d’emmener Petit Louis à ses visites sur Capitol Hill pour rencontrer Nancy Pelosi et John Kerry. Imagine-t-on son modèle Obama, à la tribune de l’Assemblée Nationale avec Sasha et Malia sur les genoux ? Là encore, l’histoire ne dit pas si il leur a arraché une larme sur les difficultés pour un père divorcé à mener de front la gestion d’un Etat et d’une famille…

Joyandet en jet privé : retour fracassant du bling-bling.

30 mars 2010 5 commentaires

116 500 euros le déplacement en Martinique d’un secrétaire du Gouvernement. Non, le bling-bling n’est pas mort.

On avait cru la bête terrassée, morte et enterrée avec le départ de Cécilia à Dubaï aux bras de Richard Attias et le remariage à EuroDisney de notre bien-aimé Président.

C’était crier victoire trop vite et sous-estimer la capacité de résistance de l’ennemi. Les voies du bling-bling étant impénétrables, c’est par l’entremise d’Alain Joyandet, secrétaire d’Etat quasi inconnu, maire de Vesoul, et accessoirement propriétaire d’entreprises de vente et de location de yachts (ça ne s’invente pas !) que ce dernier revient sur le devant de la scène. Mr Joyandet, dans le cadre d’un emploi du temps chargé, s’en défend son secrétariat d’Etat, a en effet réalisé un des plus dispendieux déplacements de la République en jet-privé en Martinique, pour la modique somme de 116 500 euros.

Soit au bas mot plusieurs dizaines de fois le prix « normal » du déplacement. Ou pour parler de choses qui intéressent Rachida Dati : plusieurs dizaines de robes Dior.

Un (Bon)point, c’est tout

28 mars 2010 Laisser un commentaire

Cecilia, layette addict

Cecilia, Layette Addict

Tout a été dit sur le chic de Cecilia, l’ex-Première Dame de France, et son goût du luxe. Depuis son divorce d’avec Nico et son départ à Dubai, puis New-York, on la croyait calmée et rangée du bling-bling…

Eh bien, non ! Terrible rechute pour Cecilia, c’est Gala qui nous l’apprend. A l’ occasion de la naissance de Bébé Darty Sarko – futur petit Page de l’Epad, fils du fils de et de Jessica Sebaoun-Darty, représentante en électroménager et héritière à ses heures perdues du Contrat de Confiance, Cecilia de se ruer chez Bonpoint – qui est à la marmaille ce que Dior fut à Rachida – pour compléter le trousseau du divin enfant.

Un bonheur n’arrivant jamais seul, toujours selon Gala, tous les conseillers en mal d’inspiration pour fêter cet heureux évènement, de suivre les yeux fermés les choix de Cecilia. Comme quoi, même exilée outre-Atlantique et remariée, l’ex-First Lady reste l’arbitre des élégances de la Cour – pour les layettes en tout cas.