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Villepin, Goncourt de la politique


On a les opposants que l’on peut. De Gaulle eut son François Mitterrand, Sarkozy a son Villepin. Dernière sortie du meilleur ennemi du président : Nicolas Sarkozy serait le « problème de la France ».

Chacun célèbre les 40 ans de la mort du Général à sa façon. Sarko va lire à Colombey un discours écrit par Guaino, tentant désespérément dans une mise en scène qui n’a trompé que lui à se poser en héritier du gaullisme.

L’autre lance une véritable « blitzkrieg » contre le monarque en place. Un livre, plusieurs interviews, une formule choc, tel sont les armes de Villepin.

L’offensive commence par un livre « L’esprit de Cour », dans lequel Dominique de Villepin critique violemment le mode de gouvernement de Nicolas Sarkozy, lui reprochant notamment d’avilir la fonction présidentielle et de s’entourer d’une cour servile et apeurée. Dans les mots de l’ancien premier ministre :

Il (Nicolas Sarkozy) a fait ainsi prospérer une cour invraisemblable de perroquets apeurés distillant en boucle les mêmes éléments de langage, de flatteurs impénitents, de roseaux plus penchés que pensants qui ne vivent qu’à travers le regard du prince. (…) Nicolas Sarkozy a innové en inventant une cour à son image. Elle a la peur comme moyen, l’argent comme fin et le spectacle médiatique comme théâtre de sa mise en scène narcissique.


Le deuxième volet de l’offensive a consisté en une sortie qui a marqué le week-end, scandalisant l’UMP et forçant les ministres en poste soucieux d’être reconduits à réagir :

Nicolas Sarkozy est aujourd’hui un des problèmes de la France. Il est temps que la parenthèse que nous vivons depuis 2007 soit refermée. Les résultats ne sont pas là, notre pays est amoindri, nous sommes divisés, nos principes sont affectés, et nous devons nous consacrer à l’essentiel.

Succès assurée pour cette tirade anti-Sarko, que l’ex-premier ministre ne s’est pas privé de réitérer au cours de ses apparitions médiatiques ultérieures. La formule restera en tout cas comme une des plus réussies et des plus cinglantes de l’année 2010.

Preuve que Villepin, quoique seul, isolé, et sans parti, n’a rien perdu de sa superbe et reste – du moins en ce qui concerne l’éloquence – le meilleur ennemi de notre monarque.

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