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Posts Tagged ‘Jean Sarkozy’

Prince Jean: un destin, une histoire


Nous avions eu le très réussi « Ma vie, mon oeuvre, mon scooter », pastiche anonyme sur la vie de Jean Sarkozy, fils de et malheureux candidat à l’EPAD en 2009.

Il faudra compter désormais avec « Jean Sarkozy, le fils doré »,  de Jean-Marc Philibert. Scoop du livre : on y apprend que Jean Sarkozy a été proche à une époque des milieux nationalistes corses et notamment Yvan Colonna, dont l’arrestation fut la fierté de son père. Puisqu’il est d’actualité à droite de faire des parallèles avec Mitterrand, c’est un peu comme si Mazarine Pingeot avait l’habitude de jouer à la Barbie avec les enfants de l’ayatollah Khomeiny.

A part l’EPAD, qui fut l’occasion pour la France de découvrir sa nouvelle coupe de cheveux, plus UMP-compatible que la crinière des années précédentes, Jean Sarkozy est surtout connu par son scooter, avec lequel il aurait pris la fuite après avoir percuté une voiture en 2005 et pour lequel des moyens exceptionnels, coûteux et non justifiés pour ce genre de cas (recherches d’ADN) avaient été mis en place en 2007.

Sinon, on hésite à recommander l’achat d’une biographie d’un minet de Neuilly sur-Seine, filleul de Brice Hortefeux, dont les deux plus grands accomplissements sont d’être né fils de son père et d’avoir épousé une certaine Jessica Sebaoun-Darty, fille d’Isabelle Darty, de la famille fondatrice et anciennement actionnaire de l’entreprise du même nom

En espérant en tout cas que l’affaire de l’EPAD ait définitivement dissuadé Prince Jean de tenter de nous faire signer un quelconque « Contrat de Confiance » aux Présidentielles de 2032 ou 2037.

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ENG : Release of new book about « Prince Jean », the 24-yr old son of Nicolas Sarkozy. Jean Sarkozy is mostly known for the « EPAD affair », in which he was running for heading the Epad, the development agency for La Défense, the business district just west of Paris with an annual budget of more than 1 billion euros. This caused a stir amid the French public, some likening this to a new case of nepotism. He finally abandoned and is currently a regional councillor in the city of Neuilly-sur-Seine, city of which his father had been a mayor for several years.

Roselyne Bachelot : jamais sans mon fils !

29 mai 2010 2 commentaires

On l’avait laissé des masques anti-grippe A plein les bras, Roselyne revient pour un nouveau feuilleton : ça y est, elle tient son EPAD à elle.

Là où le monarque tenta d’imposer son fils à la Défense, notre pétulante et colorée Ministre de la Santé vient de faire embaucher Pierre Bachelot, son rejeton de 41 ans au…Ministère de la Santé.

Une tendre marque d’affection maternelle auxquels tous les contribuables qui s’apprêtent à renvoyer leur déclaration d’impôt seront heureux de participer !

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ENG: French Health Minister Roselyne Bachelot appoints son at own ministry.

Sarko privé…d’allocs


Vous l’avez certainement remarqué, Sarko ces temps-ci ressemble étrangement à un disque rayé quand il parle d’éducation. Et notre vibrionnant Président semble bien à cours d’idée quand il s’agit de proposer de nouvelles mesures pour lutter contre les difficultés de l’Education Nationale. En fait, il se borne à répéter en boucle une unique mesure, la même depuis plusieurs semaines : supprimer les allocations en cas d’absentéisme.

Mais poursuivons le raisonnement, Monsieur Sarkozy si vous le voulez bien ?

Vous n’allez pas nous dire que vous trouvez normal que la République continue à verser des allocations à des parents dont les enfants s’encanaillent avec des présumés terroristes ou des fils de présumés terroristes ?

Vous n’allez pas nous dire qu’il ne faudrait pas redoubler de sévérité dans le cas où ces présumés terroristes sont corses et font leur loi impunément sur leur île depuis plusieurs années ?

Monsieur le Président, vous n’allez tout de même pas soutenir que la République devrait continuer à verser des allocations aux parents d’un jeune homme flirtant avec un assassin présumé, à l’arrestation duquel vous vous êtes vous-même vanté d’avoir contribué ?

Or, c’est exactement ce qui est arrivé au petit Prince de l’Epad, qui passait des vacances en Corse dans le village d’Yvan Colonna, jouait au foot aussi bien avec le père qu’avec le fils et enfin a poussé la tartufferie jusqu’à faire un stage de berger (le métier d’Yvan Colonna) dans la bergerie d’un des proches associés de ce dernier, appartenant aux milieux nationalistes corses, comme le révèle un livre à paraître sur le fils du monarque.

Allocations ou pas, c’est vrai que dans ce cas ledit jeune homme pourrait encore bénéficier d’appuis haut placés pour s’assurer un brillant avenir…pourquoi pas dans les Hauts-de-Seine ?

Guéant, Mazarin au petit pied de l’Elysée

5 avril 2010 7 commentaires

On a les Mazarin que l’on peut… Au Siècle d’Or, l’original, à notre siècle plaqué Bling-Bling, Claude Guéant, ex-préfet de Franche-Comté et de l’Herault, omniprésent secrétaire général de l’Elysée, quasi numéro deux du pouvoir, dont Le Monde relate dans sa livraison de ce week-end le parcours.

L’itinéraire de l’éminence grise de l’Elysée sent bon les derniers vingt ans de la droite : formé aux réseaux de la police sous Giscard, le triomphe de la Gauche le force à s’exiler en province. Au retour de la Droite, Charles Pasqua le repère, qui l’initie aux arcanes de la Police, des affaires africaines et des circuits de renseignement français. Sa carrière lui donne l’occasion de nouer des relations privilégiées avec les chefs des services secrets syrien et lybien, avant de devenir l’âme damnée de Nicolas Sarkozy, tout d’abord comme directeur de cabinet à l’Intérieur puis comme directeur de campagne.

La relation qu’il forme avec le Président ne laisse de surprendre : que peuvent avoir en commun un placide ex-préfet, originaire de Vimy, dans le Nord, fils et petit-fils d’instituteur, et le survolté fils de nobliau hongrois, ex-maire de Neuilly, chantre du bling-bling et de la droite décomplexée que les Français ont élu comme Président en 2007 ? Or, ce couple semble tenir contre vents et marées depuis 2007, de l’état de grâce post-élection jusqu’aux abysses d’impopularités dans lesquelles se débat actuellement Nicolas Sarkozy. Et Guéant d’afficher un soutien sans faille à son suzerain, quitte à perdre tout bon sens politique, et à comparer les attaques contre Sarko lors de l’épisode de la nomination ratée de Prince Jean à l’EPAD à du fascisme.

Tour à tour éminence grise, confident des peines de cœur du Président, ou exécuteur des basses besognes, on a ainsi vu Claude Guéant gérer les incertitudes de Cecilia au début du quinquennat, finaliser la rocambolesque libération des infirmières bulgares – qui nous valût l’insigne honneur de voir Kadhafi planter sa tente en plein centre de Paris, (re)-marier Sarko à Carla à l’Elysée, arbitrer les tensions entre les leaders de l’UMP lors des Régionales, ou plus récemment recadrer Chantal Jouanno, pasionaria de la défunte taxe carbone.

Fort de sa relation avec le chef de l’Etat, ce serviteur de l’Etat, logé brièvement dans les appartements qu’occupait jadis Mazarine (cela ne s’invente pas), désormais incontournable, s’exprime dans les medias sur tous les sujets, jusque sur la durée du mandat du Premier Ministre, pourtant légitime numéro deux du Pouvoir.

Dérive ultime de la relecture sarkozienne des institutions que d’accorder plus de poids à la Parole d’un laquais – fût-il d’Etat – sur celle du chef du gouvernement.

Un (Bon)point, c’est tout

28 mars 2010 Laisser un commentaire

Cecilia, layette addict

Cecilia, Layette Addict

Tout a été dit sur le chic de Cecilia, l’ex-Première Dame de France, et son goût du luxe. Depuis son divorce d’avec Nico et son départ à Dubai, puis New-York, on la croyait calmée et rangée du bling-bling…

Eh bien, non ! Terrible rechute pour Cecilia, c’est Gala qui nous l’apprend. A l’ occasion de la naissance de Bébé Darty Sarko – futur petit Page de l’Epad, fils du fils de et de Jessica Sebaoun-Darty, représentante en électroménager et héritière à ses heures perdues du Contrat de Confiance, Cecilia de se ruer chez Bonpoint – qui est à la marmaille ce que Dior fut à Rachida – pour compléter le trousseau du divin enfant.

Un bonheur n’arrivant jamais seul, toujours selon Gala, tous les conseillers en mal d’inspiration pour fêter cet heureux évènement, de suivre les yeux fermés les choix de Cecilia. Comme quoi, même exilée outre-Atlantique et remariée, l’ex-First Lady reste l’arbitre des élégances de la Cour – pour les layettes en tout cas.