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Sarko et la privatisation du pouvoir présidentiel

2 octobre 2010 Laisser un commentaire

On avait eu déjà des exemples de flagrants mélanges privé-public au sommet de l’Etat. Avec Sarkozy le mélange des  genres est non seulement constant, mais aussi revendiqué comme une façon de gouverner.

Giscard avait tendance à préférer la Françafrique pour ses ressources diverses (gibier, diamants…) que pour de réelles raisons géostratégiques, Mitterrand avait privatisé certains logements (et fonctions) de l’Etat pour l’usage de sa seconde famille ou de son entourage proche, Chirac était devenu le symbole de la confusion des genres.

Mais au moins les prédécesseurs de notre monarque entalonné avaient-ils la décence de rester discrets tout en exploitant au mieux les vieux restes des traditions monarchiques françaises, autorisant plus que dans d’autre pays un subtil mélange entre leur statut public et leur vie privée.

Ces subtilités dépassent totalement Nicolas Sarkozy,  ou si l’on veut lui sont aussi familières que la Princesse de Clèves.

On se souvient, peu après son élection, de son grossier « squat »  de la Lanterne, résidence officielle des premiers ministres, au prétexte que Cécilia ne pouvait concevoir de vivre sans cour de tennis, ni piscine et loin de Paris. Bizarrement, depuis le départ de la Belle, le squatteur n’a toujours pas été délogé.

Sarko Merkel Carla Louis ONU

Mais c’est aux Etats-Unis que le sans-gêne de Sarko prend toute sa mesure. Ce pays – où vit l’ex-infâme qui abandonna Chouchou pour le publicitaire qui lui organisait ses shows – semble en effet déclencher des réflexes exacerbés de père divorcé chez Sarko. Ainsi, alors que d’autres pères dans sa situation achèteraient une console Nintendo ou iraient au cinéma avec leur rejeton, lui emmène son petit dernier en repréentation officielle  Ainsi, lors son dernier voyage aux US – là où Sarko l’Américain avait enfin été invité à la table des Obama – c’est le sénateur John Kerry – ex-candidat malheureux à la Maison Blanche et figure de la vie politique américaine qui a vu arriver Sarko avec une heure de retard, suivi de …petit Louis fier comme Artaban et un ami de ce dernier (comme quoi, les amis chez les Sarko c’est sacré, et ça de père en fils).

Il a récidivé récemment lors de sa rencontre avec Angela Merkel, ce qui a certainement dû faire remonter Sarko aux yeux de cette ex-Allemande de l’Est. Cette rencontre avait été organisée en marge d’un sommet de l’ONU le 20 Septembre pour marquer leur réconciliation officielle après la rebuffade rude mais fondée d’Angela, démentant organiser « une chasse aux Roms » en Allemagne.

Jusque là rien que de très banal, certainement l’idée d’un quelconque Guéant communiquant du Palais.

Mais là où la touche de Nico intervient, c’est que lors de ces séances a priori relevant de la fonction de notre président, on voit apparaître certaines créatures n’ayant a priori rien à faire dans la gestion des affaires du monde : Carla – idéale dans son modèle de femme idéale, dévouée, en retrait de son mari mais aux manières impeccables.

Passe pour Carla, mais un autre personnage attire l’oeil : qui est ce garçon légèrement grassouillet, dont on n’arrive pas à décider si l’air niais relève d’un ennui compréhensible en ces murs ou d’un quelconque retard de développement intellectuel chez cet héritier auquel on imagine bien voir confier dans quelques années un poste de conseiller général ou maire d’une grande agglomération des Hauts de Seine ?

C’est ça finalement la présidence Sarkozy : on fait les choses en famille, et ses proches, on les sort. C’est dur le métier de président, ça laisse peu de temps pour voir Carla et ses enfants : on l’a suffisamment répété à Pujadas, au lieu de parler de l’affaire Bettencourt, non ?

Encore faut-il s’estimer heureux : d’après les gazettes, les Sarko-Bruni s’étant réconciliés avec les Attias (un grand classique des couples divorcés), on ne comprend pas pourquoi Sarko n’a pas invité ces deux-là à cette réconciliation franco-allemande ? Et pourquoi pas Pal, ce peintre de génie, qui aurait pu essayer de fourguer une ou deux toiles à la mère Angela, ou remplacer le tableau de la pièce par une de ses oeuvres (celle représentant Carla à demi-nue par exemple ?). Ou encore Dadu (la mère de Nic’), avec laquelle on aurait assisté à une commission sur la détresse du 3ème âge ?

Tout cela pour dire qu’un fait anodin peut révéler bien des choses : si Nicolas Sarkozy n’est pas capable de comprendre qu’une visite officielle est par définition réservée à des personnes devant leur présence à leurs fonctions respectives, et non une réunion de famille, comment serait-il capable de comprendre que sont indignes de la fonction qu’il occupe la proposition de nomination de son fils à une institution qu’il a lui-même dirigée, le favoritisme systématique d’une certaine clique, ainsi que la nomination de proches à des postes hauts placés  ?

Rachida Dati : « On a voulu me détruire »


C’est une nouvelle saison de la série « Beauté, Pouvoir et Gloire », avec Rachida Dati dans le rôle principal, qui vient de débuter cette semaine.

Souvenez-vous : après la première saison sponsorisée par Dior – « Pouvoir et Gloire au Ministère » – qui nous a montré Rachida au sommet de sa gloire, la seconde saison – sponsorisée par Pampers – nous l’a montrée, fille-mère, exilée à Strasbourg. Dans la troisième saison, sponsorisée par Kleenex, elle se débattait contre un complot initié par des puissances obscures proches du pouvoir voulant sa perte et avait été sauvée in-extremis par la Première Dame.

La dernière saison, co-sponsorisée par Narta et L’Oréal Paris, vient enfin de sortir sur nos écrans : on y retrouve une Rachida combattante, glamour, déterminée à prendre sa revanche et à en découdre avec ses détracteurs, déclarant fièrement au quotidien El Pais : « (…) il y a eu une véritable opération de destruction, mais ils ont échoué. », avant d’ajouter crânement avec la modestie qu’elle partage avec son mentor Nicolas Sarkozy : « Je suis partie de rien et je suis arrivé très haut, très vite et très rapidement. Tout cela peut en crisper certains, mais cela m’est égal. ».

Nous ne révèlerons pas à nos chers téléspectateurs le contenu des prochains épisodes qui devraient satisfaire les amateurs de paillettes, de people, de trahisons, de suspense, de piques acérées, et de luttes acharnées dans les coulisses du pouvoir. On révèlera juste que des invités mystère se sont glissés dans le casting : le roi du Maroc, François Fillon faisant une apparition lors d’une remise de décoration à Matignon, à laquelle Rachida vient accompagnée de Zohra (ndlr : les chèques emploi-service n’existent pas dans Beauté, Pouvoir et Gloire) et est à deux doigts de faire un esclandre lorsqu’elle aperçoit des journalistes.

Enfin une production française, haute en couleurs et de taille à rivaliser avec le déferlement de séries américaines sur nos écrans.

Vas-y Rachida, avec toi le Glamour vaincra !

Carla, libératrice des otages français en Afghanistan

20 avril 2010 2 commentaires

On a bien vu que la fondation Carla Bruni-Sarkozy peinait à décoller – toute Marraine de la Patrouille de France Carla fût-elle. La lecture du site de la Fondation est à ce sujet assez instructif : dans un fouillis peu digne d’un site de Première Dame, on trouve les « domaines d’action ». Là, on y apprend – impayable Carla – que le premier programme a été lancé avec Lancôme, marque de cosmétiques de luxe…Quant aux autres projets, force est de constater que Carla n’y a pas encore énormément bossé : 4 autres projets sont à l’étude, aux contours vagues, de la lutte contre l’illettrisme, à des projets « culturels » (avec certainement ses potes de Gauche). Bref, rien encore de très concret, un dilettantisme qui prête à sourire, et un bilan qui à l’image de celui de MonMari reste bien léger.

C’est donc un fait acquis, disions-nous, Carla est nettement plus convaincante en ambassadrice du bon-goût et rédactrice en chef du FigMadame qu’en Mère Charité.

Comment donc lui trouver une nouvelle cause ? Médiatique si possible, Carla prenant très bien la lumière et s’ennuyant loin des spotlights. Une cause qui remette la France sous les feux de la rampe.

Imaginons : la France a encore deux otages en Afghanistan, retenus depuis fin Décembre 2009 – et dont tout le monde se fout. Et le Gouvernement n’a pas brillé dans sa gestion de la crise, entre Guéant déclarant qu’ils avaient fait preuve d’une « imprudence coupable », et le Chef d’Etat Major des Armées s’inquiétant du coût des recherches, le tout sans qu’aucune issue ne soit en vue.

Et pourquoi ne négocierions-nous pas un rôle à la mesure de Carla, qui relègue dans l’oubli le « coup » des infirmières bulgares de Cécilia ? Imaginons les unes de la presse amie et des quotidiens people : Carla, en tailleur pantalon kaki Dior spécialement coupé pour l’occasion par John Galiano lui-même, accueilli par MonMari sur le tarmac du Bourget , descendant rayonnante de l’avion entourée des deux otages français, amaigris mais que l’on aurait rasés et habillés pour la photo ? Quelle voie plus directe vers la gloire que toutes ces œuvres de charité dignes de l’époque de Bernie !

Certes, ceci nécessiterait quelques minimes arrangements : photo de la 1ère Dame avec Oussama, dont celui-ci est un fan depuis qu’il a lu le Match consacré à la visite de Carla à Elisabeth II, voyage officiel du même à Paris avec reconstitution de sa grotte afghane sur la Place de la Concorde pendant 3 jours, cris d’orfraie de Rama Yade sur les Droits de l’Homme…

Mais que ne ferait-on pas pour redonner un rôle à sa hauteur à Notre Première Dame ?

Guéant, Mazarin au petit pied de l’Elysée

5 avril 2010 7 commentaires

On a les Mazarin que l’on peut… Au Siècle d’Or, l’original, à notre siècle plaqué Bling-Bling, Claude Guéant, ex-préfet de Franche-Comté et de l’Herault, omniprésent secrétaire général de l’Elysée, quasi numéro deux du pouvoir, dont Le Monde relate dans sa livraison de ce week-end le parcours.

L’itinéraire de l’éminence grise de l’Elysée sent bon les derniers vingt ans de la droite : formé aux réseaux de la police sous Giscard, le triomphe de la Gauche le force à s’exiler en province. Au retour de la Droite, Charles Pasqua le repère, qui l’initie aux arcanes de la Police, des affaires africaines et des circuits de renseignement français. Sa carrière lui donne l’occasion de nouer des relations privilégiées avec les chefs des services secrets syrien et lybien, avant de devenir l’âme damnée de Nicolas Sarkozy, tout d’abord comme directeur de cabinet à l’Intérieur puis comme directeur de campagne.

La relation qu’il forme avec le Président ne laisse de surprendre : que peuvent avoir en commun un placide ex-préfet, originaire de Vimy, dans le Nord, fils et petit-fils d’instituteur, et le survolté fils de nobliau hongrois, ex-maire de Neuilly, chantre du bling-bling et de la droite décomplexée que les Français ont élu comme Président en 2007 ? Or, ce couple semble tenir contre vents et marées depuis 2007, de l’état de grâce post-élection jusqu’aux abysses d’impopularités dans lesquelles se débat actuellement Nicolas Sarkozy. Et Guéant d’afficher un soutien sans faille à son suzerain, quitte à perdre tout bon sens politique, et à comparer les attaques contre Sarko lors de l’épisode de la nomination ratée de Prince Jean à l’EPAD à du fascisme.

Tour à tour éminence grise, confident des peines de cœur du Président, ou exécuteur des basses besognes, on a ainsi vu Claude Guéant gérer les incertitudes de Cecilia au début du quinquennat, finaliser la rocambolesque libération des infirmières bulgares – qui nous valût l’insigne honneur de voir Kadhafi planter sa tente en plein centre de Paris, (re)-marier Sarko à Carla à l’Elysée, arbitrer les tensions entre les leaders de l’UMP lors des Régionales, ou plus récemment recadrer Chantal Jouanno, pasionaria de la défunte taxe carbone.

Fort de sa relation avec le chef de l’Etat, ce serviteur de l’Etat, logé brièvement dans les appartements qu’occupait jadis Mazarine (cela ne s’invente pas), désormais incontournable, s’exprime dans les medias sur tous les sujets, jusque sur la durée du mandat du Premier Ministre, pourtant légitime numéro deux du Pouvoir.

Dérive ultime de la relecture sarkozienne des institutions que d’accorder plus de poids à la Parole d’un laquais – fût-il d’Etat – sur celle du chef du gouvernement.

Le hot-dog de Sarkozy

2 avril 2010 1 commentaire


L’Elysée a fait grand cas du dîner en tête à tête des Sarkozy et des Obama dans l’East Wing, l’aile privée de la Maison Blanche, ce qui est passé beaucoup plus inaperçu de l’autre côté de l’Atlantique, la Maison Blanche ne jugeant pas nécessaire de publier les photos de cet évènement.

Bizarrement, l’Elysée a moins insisté sur le programme de Sarko précédant ce désormais fameux dîner. Ce dernier a en effet profité de ces quelques heures à Washington pour offrir un tour de la capitale à Petit Louis, gentiment prêté par Cecilia pour l’occasion – mais si, souvenez-vous, ce gamin, demi-frère de Prince Jean, qui dans la mise en scène pompeuse de Robert Attias clôturait le clip de l’investiture de Nicolas Sarkozy par un désormais célèbre « Vas-y mon papa ».

N’écoutant que sa fibre paternelle, Nic’ de laisser en plan Christine Lagarde au déjeuner avec le Secrétaire du Trésor Tim Geithner pour s’offrir, comme un vulgaire touriste, lui le réformateur de la finance mondiale, une virée chez Ben’s Chili Bowl, gargote de hot-dogs fréquentée par la communauté noire et popularisée par Obama, Nic’ ne pouvant s’empêcher de tenter de marcher dans les traces de son rival. Suivant des sources non confirmées, Carla n’aurait d’ailleurs pas touché une bouchée de son repas – si caloriquement incorrect.

Plus surprenant, notre omniprésident d’emmener Petit Louis à ses visites sur Capitol Hill pour rencontrer Nancy Pelosi et John Kerry. Imagine-t-on son modèle Obama, à la tribune de l’Assemblée Nationale avec Sasha et Malia sur les genoux ? Là encore, l’histoire ne dit pas si il leur a arraché une larme sur les difficultés pour un père divorcé à mener de front la gestion d’un Etat et d’une famille…

Joyandet en jet privé : retour fracassant du bling-bling.

30 mars 2010 5 commentaires

116 500 euros le déplacement en Martinique d’un secrétaire du Gouvernement. Non, le bling-bling n’est pas mort.

On avait cru la bête terrassée, morte et enterrée avec le départ de Cécilia à Dubaï aux bras de Richard Attias et le remariage à EuroDisney de notre bien-aimé Président.

C’était crier victoire trop vite et sous-estimer la capacité de résistance de l’ennemi. Les voies du bling-bling étant impénétrables, c’est par l’entremise d’Alain Joyandet, secrétaire d’Etat quasi inconnu, maire de Vesoul, et accessoirement propriétaire d’entreprises de vente et de location de yachts (ça ne s’invente pas !) que ce dernier revient sur le devant de la scène. Mr Joyandet, dans le cadre d’un emploi du temps chargé, s’en défend son secrétariat d’Etat, a en effet réalisé un des plus dispendieux déplacements de la République en jet-privé en Martinique, pour la modique somme de 116 500 euros.

Soit au bas mot plusieurs dizaines de fois le prix « normal » du déplacement. Ou pour parler de choses qui intéressent Rachida Dati : plusieurs dizaines de robes Dior.

Un (Bon)point, c’est tout

28 mars 2010 Laisser un commentaire

Cecilia, layette addict

Cecilia, Layette Addict

Tout a été dit sur le chic de Cecilia, l’ex-Première Dame de France, et son goût du luxe. Depuis son divorce d’avec Nico et son départ à Dubai, puis New-York, on la croyait calmée et rangée du bling-bling…

Eh bien, non ! Terrible rechute pour Cecilia, c’est Gala qui nous l’apprend. A l’ occasion de la naissance de Bébé Darty Sarko – futur petit Page de l’Epad, fils du fils de et de Jessica Sebaoun-Darty, représentante en électroménager et héritière à ses heures perdues du Contrat de Confiance, Cecilia de se ruer chez Bonpoint – qui est à la marmaille ce que Dior fut à Rachida – pour compléter le trousseau du divin enfant.

Un bonheur n’arrivant jamais seul, toujours selon Gala, tous les conseillers en mal d’inspiration pour fêter cet heureux évènement, de suivre les yeux fermés les choix de Cecilia. Comme quoi, même exilée outre-Atlantique et remariée, l’ex-First Lady reste l’arbitre des élégances de la Cour – pour les layettes en tout cas.