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La diplomatie française à poil

26 février 2011 Laisser un commentaire

Et si l’image du jeune Boillon en slip de bain qui a fait le bonheur des internautes le week-end dernier n’était finalement qu’une excellente métaphore de l’état lamentable de la diplomatie française après 4 ans de sarkozysme ?

A poil. La photo de notre beau Boris en slip de bain apparaît avec le recul comme assez prémonitoire…Et si Boris, tout en abdos et torse huilé voulait nous faire passer le message suivant : « Et oui, la diplomatie française est à poil ! A poil, comme moi ! ».

Force est en effet de reconnaître que la politique étrangère française se trouve après 4 ans de sarkozysme dans un état lamentable, et que les épisodes des derniers mois réussiraient presque à faire passer Douste-Blazy – critiqué en son temps pour son peu d’expérience en la matière – pour un Kissinger français.

Mais un retour sur les épisodes précédents s’impose.

MAM : c’est elle par qui le scandale arrive. Pourtant, cette chiraquienne pur-jus droite sur ses hauts talons et éternellement drapée dans des pashminas couleur pastel  semblait – à défaut d’un quelconque génie – détenir le Graal après lequel les politiques courent : la capacité de durer. Ministre depuis 2002 sans discontinuer elle avait même été appelée pour nettoyer les Ecuries d’Augias du ministère de la Justice après le désastreux passage de la passionnaria  Dati, plus à l’aise dans les boutiques de l’Avenue Montaigne que dans ses bureaux Place Vendôme. Mission dont elle s’acquitta honorablement, il faut bien le reconnaître. Bref, la ministre au look de bonne bourgeoise sûre de ses prérogatives semblait respirer stabilité et longévité – à l’image du chêne, symbole de son micro-parti.

Tout ceci était sans compter sur la faille de MAM : sa fidélité en amitié. Fidélité d’autant plus solide que lorsqu’elle s’exerce envers des « spoliés » de régimes corrompus.

Alors, lorsque le régime sous lequel s’épanouit financièrement un ami de longue date de la famille semble sur le point de vaciller, MAM n’hésite à proposer, pashmina en bandoulière, le savoir-faire français à la police tunisienne pour «régler les situations sécuritaires». Premiers appels à démissionner de la part de députés de gauche médusés.

L’histoire aurait pu en rester là sans les révélations du Canard Enchaîné. On apprit plus tard que la ministre, et sa famille avait bénéficié lors de leurs vacances de fin d’année en Tunisie de l’hospitalité de l’ami de MAM, Aziz Miled, riche homme d’affaires tunisien associé au clan des Ben Ali – Trabelsi dans de nombreuses affaires, et dont les avoirs ont à ce titre été gelés par la Suisse.  MAM faisait donc encore plus fort que Woerth. Impériale, elle alliait au conflit d’intérêt (les largesses d’un homme d’affaires trouble envers un ministre d’Etat) l’incompétence, voire l’inconscience (le déplacement privé d’un ministre des affaires étrangères dans un pays ravagé par la guerre civile).

Mais là où le feuilleton MAM devait dépasser l’imagination, ce fut à l’annonce de la transaction immobilière qu’avaient réalisé les parents d’Alliot-Marie (92 et 94 ans au compteur respectivement – chez les Marie, le chantier de Sarko de la dépendance, ça fait doucement rire !) avec le même sulfureux ami tunisien de MAM. Sans aller jusqu’à supposer comme le laissait entendre le Canard Enchaîné que cette transaction particulièrement compliquée (l’investissement dans une SCI à l’étranger en grand secret) pût cacher un objectif non avoué d’évasion fiscale, on ne peut que rester qu’abasourdi devant l’inconscience de la ministre d’accepter d’être le témoin d’une telle opération.

La ministre tenta bien de se défendre, allant du mensonge lors de son interview au 20 Heures, à l’offense feinte (« On me salit », « Le plus triste, ce sont les conséquences pour mes pauvres parents » …). Hélas, force est de constater, au vu des derniers sondages, que les français n’ont pas plus acheté les boniments de MAM que ceux de Woerth en son temps.

Depuis, notre ministre est en sursis, persona non grata dans les voyages officiels dans les pays où justement la diplomatie française est en lambeaux.

Et il semblerait que suite aux derniers sondages désastreux, Nicolas Sarkozy, ayant finalement appris de l’affaire Woerth, ait décidé de se séparer de son encombrante ministre dès ce week-end. La seule question qui resterait encore en suspens serait le sor de Patrick Ollier, compagnon de MAM, tout autant compromis avec l’ancien régime tunisien que cette dernière, mais qui lui affiche en plus à son palmarès sa proximité affichée avec la Lybie du colonel Kadhafi…On le voit, les MAM sont devenus aux affaires étrangères ce que les Woerth étaient à L’Oréal et aux conflits d’intérêt en leur temps … En tout cas, ils qualifiaient amplement pour un rapide lâchage de la part du président.

Fillon, classe affaires sur Air Moubarak

Mais les boulets de Sarkozy dans le cadre de la politique étrangère ne s’arrêtent pas là : son premier ministre, lui-même, le soi-disant irréprochable Fillon a lui-même bénéficié des faveurs d’un dictateur déchu : il était (avec sa famille, histoire d’aggraver son cas) à Noël l’hôte de Moubarak, qui sut se montrer généreux envers notre premier ministre, puisqu’il lui paya transport (avion et bateau) et hébergement. Pas étonnant que Fillon se contente d’un laconique message soulignant la « courage » de Moubarak d’abandonner son poste, message qui en laissèrent plus d’un sans voix de la part du numéro 2 d’un pays qui se veut patrie des Droits de l’Homme.

Il est vrai que Sarkozy pouvait difficilement reprocher à son premier ministre une conduite qu’il fit sienne à plusieurs reprises : il fut en effet à deux reprises, en 2009 et 2010 à l’occasion de ses vacances de fin d’année (décidément, le Noël 2010 fut fatal à la « République Irréprochable » promise en 2007), l’hôte d’un autre grand démocrate et accapareur patenté des richesses nationales de son pays : le roi du Maroc, qui mit à disposition de Sarko et Carla un de ses palais à Marrakech…

Boillon, dégage !

Mais la Tunisie devait vite se rappeler au souvenir du président français d’une manière qui si elle n’était aussi pas pathétique pourrait faire rire.

Sarko fit en effet nommer dans ce pays, théâtre de compromissions diplomatico-immobilières qui sembleraient devoir valoir à MAM son poste, un de ses « Sarkoboys », Boris Boillon. A 41 ans, le jeune premier au physique à mi-chemin entre James Bond et un cover-boy de Têtu comptait entre autres à son actif la libération des infirmières bulgares et l’organisation de la pathétique visite du Kadhafi Circus à Paris. Le jeune homme, tout rempli de son importance et ne cachant pas son admiration pour son mentor, réussit à sa première rencontre avec des journalistes à en insulter deux, traitant leurs questions de « débiles » et assénant à des journalistes qui venaient juste de redécouvrir la liberté d’expression le très peu diplomatique :

N’essayez pas de me faire tomber sur des trucs débiles. Vous croyez que j’ai ce niveau niveau-là? Vous croyez que, moi, je suis dans la petite phrase débile?

 

 

On l’aura vu, Sarko pourra être fier de son élève : ce dernier a fait sienne la vision de la presse du président.

Sauf que les propos n’étaient pas proférés en France contre des journalistes tenus par le pouvoir, mais en Tunisie, pays qui gardait à l’esprit l’attitude de la France pendant leur révolution de jasmin ainsi que les virées de MAM. La réaction de la rue tunisienne, qui était venue à bout de bien plus coriace que du sarkophile ambassadeur bodybuildé, ne se fit pas attendre : des centaines de personnes défilèrent devant l’ambassade de France à Tunis, réclamant le départ du jeune roquet arabisant, aux cris de « Boillon, dégage ! » et autres « Casse-toi pauv’Boillon » – en référence à la très élégante et très peu diplomatique prose du maître à penser de notre jeune premier, si rapidement carbonisé.

 

 

Boillon réussissait donc une entrée fracassante dans l’histoire, par la petite porte il est vrai, comme premier ambassadeur à déclencher une manifestation contre sa propre personne et à devoir aller présenter ses excuses à la télévision. Ridicule accentué par le fait que ce jeune ambitieux se voulant le « premier ambassadeur 2.0 », laissait traîner une photo de lui – fort avantageuse au demeurant – en slip de bain sur le réseau … Les internautes et jusqu’à Marine le Pen se sont empressés de s’emparer du cliché, ajoutant le ridicule au déshonneur et finissant d’achever notre dynamique ambassadeur.

Après la diplomatie du Fouquet’s, celle du Marly

Mais la séquence ne serait complète sans une prise de hauteur et une analyse de fond sur l’état de la diplomatie française. Analyse offerte par une tribune de diplomates regroupés au sein d’un collectif dénommé « Marly » – du nom du restaurant où eurent lieu les premières réunions du groupe –  dans laquelle ces derniers tirent à boulet rouge sur la politique étrangère de Nicolas Sarkozy :

Notre politique étrangère est placée sous le signe de l’improvisation et d’impulsions successives, qui s’expliquent souvent par des considérations de politique intérieure. Qu’on ne s’étonne pas de nos échecs. Nous sommes à l’heure où des préfets se piquent de diplomatie, où les « plumes » conçoivent de grands desseins (…).

Improvisations, impulsivité, manque de cohérence : la politique étrangère de la France est défendue en flèche par ceux qui en sont pourtant les acteurs, ces derniers attribuant les échecs successifs aux conseillers de Sarko, les Guéant (« l’ancien préfet ») – Guaino (« la plume »). Ce dernier ainsi que la très discréditée MAM eurent beau répondre se fendant eux aussi d’une tribune dans le quotidien du soir, on eut beau organiser la réponse d’un autre collectif dans le Figaro – manœuvre un peu trop visible pour être convaincante –  rien n’y fit : le discrédit était là, des professionnels du métier confirmant ce que les français exprimaient de plus en plus nettement, au fur et à mesure des sondages.

A l’heure où ces lignes sont écrites se déroule un curieux manège : le débarquement de MAM est annoncé par toute la presse, Sarko, dans son squatt de la Lanterne – résidence volée au premier ministre – consulte et fait semblant de croire qu’il a encore le choix. Un dixième remaniement se prépare. Mais vu l’état du malade, il y a fort à parier que les Affaires Etrangères restent encore et pour longtemps fort étrangères à notre aspirant président.

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Sarko et la privatisation du pouvoir présidentiel

2 octobre 2010 Laisser un commentaire

On avait eu déjà des exemples de flagrants mélanges privé-public au sommet de l’Etat. Avec Sarkozy le mélange des  genres est non seulement constant, mais aussi revendiqué comme une façon de gouverner.

Giscard avait tendance à préférer la Françafrique pour ses ressources diverses (gibier, diamants…) que pour de réelles raisons géostratégiques, Mitterrand avait privatisé certains logements (et fonctions) de l’Etat pour l’usage de sa seconde famille ou de son entourage proche, Chirac était devenu le symbole de la confusion des genres.

Mais au moins les prédécesseurs de notre monarque entalonné avaient-ils la décence de rester discrets tout en exploitant au mieux les vieux restes des traditions monarchiques françaises, autorisant plus que dans d’autre pays un subtil mélange entre leur statut public et leur vie privée.

Ces subtilités dépassent totalement Nicolas Sarkozy,  ou si l’on veut lui sont aussi familières que la Princesse de Clèves.

On se souvient, peu après son élection, de son grossier « squat »  de la Lanterne, résidence officielle des premiers ministres, au prétexte que Cécilia ne pouvait concevoir de vivre sans cour de tennis, ni piscine et loin de Paris. Bizarrement, depuis le départ de la Belle, le squatteur n’a toujours pas été délogé.

Sarko Merkel Carla Louis ONU

Mais c’est aux Etats-Unis que le sans-gêne de Sarko prend toute sa mesure. Ce pays – où vit l’ex-infâme qui abandonna Chouchou pour le publicitaire qui lui organisait ses shows – semble en effet déclencher des réflexes exacerbés de père divorcé chez Sarko. Ainsi, alors que d’autres pères dans sa situation achèteraient une console Nintendo ou iraient au cinéma avec leur rejeton, lui emmène son petit dernier en repréentation officielle  Ainsi, lors son dernier voyage aux US – là où Sarko l’Américain avait enfin été invité à la table des Obama – c’est le sénateur John Kerry – ex-candidat malheureux à la Maison Blanche et figure de la vie politique américaine qui a vu arriver Sarko avec une heure de retard, suivi de …petit Louis fier comme Artaban et un ami de ce dernier (comme quoi, les amis chez les Sarko c’est sacré, et ça de père en fils).

Il a récidivé récemment lors de sa rencontre avec Angela Merkel, ce qui a certainement dû faire remonter Sarko aux yeux de cette ex-Allemande de l’Est. Cette rencontre avait été organisée en marge d’un sommet de l’ONU le 20 Septembre pour marquer leur réconciliation officielle après la rebuffade rude mais fondée d’Angela, démentant organiser « une chasse aux Roms » en Allemagne.

Jusque là rien que de très banal, certainement l’idée d’un quelconque Guéant communiquant du Palais.

Mais là où la touche de Nico intervient, c’est que lors de ces séances a priori relevant de la fonction de notre président, on voit apparaître certaines créatures n’ayant a priori rien à faire dans la gestion des affaires du monde : Carla – idéale dans son modèle de femme idéale, dévouée, en retrait de son mari mais aux manières impeccables.

Passe pour Carla, mais un autre personnage attire l’oeil : qui est ce garçon légèrement grassouillet, dont on n’arrive pas à décider si l’air niais relève d’un ennui compréhensible en ces murs ou d’un quelconque retard de développement intellectuel chez cet héritier auquel on imagine bien voir confier dans quelques années un poste de conseiller général ou maire d’une grande agglomération des Hauts de Seine ?

C’est ça finalement la présidence Sarkozy : on fait les choses en famille, et ses proches, on les sort. C’est dur le métier de président, ça laisse peu de temps pour voir Carla et ses enfants : on l’a suffisamment répété à Pujadas, au lieu de parler de l’affaire Bettencourt, non ?

Encore faut-il s’estimer heureux : d’après les gazettes, les Sarko-Bruni s’étant réconciliés avec les Attias (un grand classique des couples divorcés), on ne comprend pas pourquoi Sarko n’a pas invité ces deux-là à cette réconciliation franco-allemande ? Et pourquoi pas Pal, ce peintre de génie, qui aurait pu essayer de fourguer une ou deux toiles à la mère Angela, ou remplacer le tableau de la pièce par une de ses oeuvres (celle représentant Carla à demi-nue par exemple ?). Ou encore Dadu (la mère de Nic’), avec laquelle on aurait assisté à une commission sur la détresse du 3ème âge ?

Tout cela pour dire qu’un fait anodin peut révéler bien des choses : si Nicolas Sarkozy n’est pas capable de comprendre qu’une visite officielle est par définition réservée à des personnes devant leur présence à leurs fonctions respectives, et non une réunion de famille, comment serait-il capable de comprendre que sont indignes de la fonction qu’il occupe la proposition de nomination de son fils à une institution qu’il a lui-même dirigée, le favoritisme systématique d’une certaine clique, ainsi que la nomination de proches à des postes hauts placés  ?

Enfin une vraie réussite de Sarko : l’image de la France à l’étranger kärcherisée

1 octobre 2010 Laisser un commentaire

Alors que la presse française oscille entre controverses parisiano-bruxelloises, réforme des retraites, procès d’un ancien président de la République, rebonds de l’affaire Bettencourt, élucubrations sans fin sur un prochain remaniement annoncé mais toujours pas  en vue, deux hebdomadaires anglo-saxons influents, l’un anglais, l’autre américain, titrent sur le président français, l’un sur son « rétrécissement » (comprendre « affaiblissement »), l’autre sur son « extrémisme ».

Le premier à tirer à boulets rouges sur notre Omniprésident est l’hebdomadaire The Economist. Libéral au sens historique du terme – économiquement à droite, plutôt « permissif » sur les questions de société (le mariage des homosexuels par exemple), il est devenu de facto la bible des soi-disant « décideurs ».

Le journal avait voté les yeux fermés Nicolas Sarkozy en 2007 – ce dernier a pour habitude de toujours prendre position pour un candidat à la veille d’élections dans des pays « majeurs » – arguant que ce dernier était le seul candidat à à présenter un programme crédible et à pouvoir réformer la France. Sur une couverture restée célèbre, l’hebdo avait même titré : « Ce dont la France a besoin », juxtaposant les deux silhouettes de Sarkozy et de Thatcher. Ce qui équivalait à une déclaration d’amour enflammée quand on connaît les positions de l’hebdomadaire.

L’amour ne dure que 3 ans, paraît-il. Cela semble être aussi vrai pour la relation entre la bible des patrons et le roitelet du bling-bling, qui reverrait d’être aussi riche qu’eux. Et l’hebdomadaire semble revenir de sa comparaison entre la Dame de Fer et l’Homme aux Talonnettes.

The incredible shrinking presidentAinsi, dans un numéro de début septembre, The Economist représente Sarko sous la forme d’un bicorne et de deux talonnettes, à côté d’une Carla rayonnante, toute de Dior vêtue, comme sortant d’un thé avec la Reine.

On notera le sens de la concision de nos voisins d’outre-Manche et leur humour tout « anglais ». Ici, mieux que dans un long discours, tout est dit : les dérives bonapartistes du président (le bicorne), la « réduction » de ce dernier et le sentiment que donne Sarko de ne plus « être à la hauteur », ou tout le moins tout juste à la hauteur de ses résultats déplorables dans les sondages, l’ego (le bicorne réminiscence de Bonaparte) atrophié, par rapport à ses réalisations (son corps), et enfin, Carla, notre first-Lady nationale, qui s’était mise en tête de conquérir l’Angleterre – ce que personne ne fit depuis des siècles ! – par ses  tenues, son style, ses formes.

Autant dire que si la France titra que Carla avait conquis un statut de Reine, les journaux anglais furent bien moins tendres avec notre mondaine intrigante, soulignant son arrivisme et se gaussant de ses dons de caméléon, qui lui permirent de se passser, du jour au lendemain, de mangeuse d’hommes en épouse fidèle, d’égérie de la Gauche Caviar en femme d’un des présidents flirtant le plus à droite de la Ve République.

Mais de ces calomnies, The Economist n’a cure, et recentre le débat sur les réalisations politiques de son mari. Et les articles (un éditorial et un article de fond) consacrés au président sont encore plus assassins que la couverture.

La première phrase de l’éditorial est cinglante :

Il semble que les ambitions réformatrices de Nicolas Sarkozy aient fondu avec ses scores dans les sondages.

Le reste est à l’amiable :

Au mieux, M. Sarkozy est un politicien exaltant, au pire, un opportuniste sans complexe qui tourne en fonction du vent.

Avec ses contradictions, difficile de savoir ce qu’il veut réellement, pour peu qu’il le sache lui-même.

Vient enfin un tableau apocalyptique de la société française, digne des pires Cassandre sécuritaires de l’UMP, signant selon l’hebdomadaire l’échec des réformes de Sarkozy :

Aucun gouvernement français n’a voté de budget à l’équilibre depuis 30 ans. Les jeunes restent sans  emploi, à cause de règles et de coûts excessifs qui freinent la création d’emplois par le secteur privé. Les banlieues, situées  à la à la périphérie des villes et majoritairement peuplées d’immigrés sont minées par le chômage, la violence et un désir de revanche. Les atouts qui ont protégé la France du pire de la récession se transforment maintenant en inconvénients  pour profiter pleinement de la reprise.

Sur l’image de la France plus spécifiquement, l’hebdomadaire a réitéré ses critiques dans un article intitulé : « La France contre le monde » (article original en anglais), notant les dommages collatéraux à l’image de la France qu’avaient occasionnés le virage sécuritaire et l’obsession anti-Roms de Nicolas Sarkozy cet été. Là encore, l’hebdomadaire ne mâche pas ces mots :

Cette semaine à l’Elysée, on était en mode « contrôle des dommages collatéraux », et l’on tentait de redonner du lustre à l’image du président, ternie après les violentes critiques suite à sa politique d’expulsions de Roms. Dans un discours solennel (à l’ONU), Nicolas Sarkozy a promis de faire plus pour la lutte contre le SIDA (…). Il s’est assuré d’une séance photo avec Angela Merkel après des échanges peu diplomatiques avec cette dernière à Bruxelles. Même Carla, sa femme, fut de l’offensive de charme, et joua sa partition au cours d’une interview sur CNN, en anglais.

L’article souligne ensuite la perte de prestige de la France sur la scène internationale, et les étranges priorités de Mr Sarkozy, semblant – à titre d’exemple – se préoccuper plus du sort des Roms que de la paix au Moyen-Orient.

L’article se conclut sur une sombre note, supputant que l’approche l’échéance de 2012 n’apportera certainement pas d’infléchissement de la politique sécuritaire du président, tout à sa tentative de captation de voix d’extrême-droite.

Dans la livraison à paraître la semaine prochaine, c’est Newsweek, autre hebdomadaire influent, cette fois-ci américain, qui illustre la montée de l’extrême-droite en Europe par un portrait de …Sarkozy, titrant sur « Sarkozy et la Droite dure ».
Moins subtils que nos amis anglais – privilège de la « Vieille Europe » ? Mais inquiétant sur ce que la politique de Sarkozy donne à voir de la France.

Nicolas Sarkozy extrême-droite Newsweek

Voilà, tout est dit. Un hebdomadaire titrant sur « un président raccourci », intitulant un article « la France contre le Monde » suite à la politique d’exclusion des Roms et la violente querelle lors du sommet des 27 à Bruxelles. Et une autre couverture d’un autre magazine  attribuant directement au président de la République française à la montée de l’extrême-droite en Europe…

Si Sarko n’a pas réussi à kärcheriser les banlieues (ni à tenir nombre de promesses électorales…), il est bien une chose qu’il ait réussi à kärcheriser, c’est l’image internationale de la France.

Un président rétréci, vous avez dit ? Maintenant, c’est le pays tout entier qui est rétréci, ou pour être plus clair, à la hauteur de son président.

Le lapsus de Rachida

28 septembre 2010 1 commentaire

Après une longue période d’absence (pas d’actualité sur l’affaire Woerth, pas d’articles !), retour du Bouffon du Fouquets, bien déterminé à continuer son travail de sape ironique du Sarkozysme triomphant – bien que, je vous l’accorde, le pouvoir le fasse très bien seul. Mais revenons à nos moutons, qui aujourd’hui sont des lapsus, ou plutôt un lapsus, celui de Rachida Dati, interrogée dimanche sur Canal+ sur la régulation financière.

Notre Rachida nationale a confondu le mot « inflation », si connoté crise et 70s par « fellation » (cf. interview ci-dessous).

On laissera freudiens et lacaniens disserter sur la signification de ce lapsus, dans la bouche (désolé pour la métaphore filée…) de l’ex-égérie de Dior, de celle qui a visiblement un problème à révéler l’identité du père de son enfant, enfin de celle que l’on crut voir passer à deux doigts de la fonction de Première Dame, avant d’être coiffée au poteau par une mante religieuse italienne moins occupé que Rachida à grimper les échelons du pouvoir qu’à collectionner les conquêtes masculines, fascinée par deux uniques choses : son image et le pouvoir.

Rachida – qui maîtrise comme une ado du ’93 les arcanes de Facebook – s’est immédiatement défendue sur le réseau social (où l’euro-député compte tout de même 2,400 fans…), déclarant:

Rachida Dati Cela peut arriver de parler trop vite dans ce format d’émission… Cependant, je trouve dommage que ce soit le seul message politique qui ait été repris surtout sur un sujet aussi grave…

Mais que Rachida se console, son lapsus – si beau qu’il semble avoir été préparé pour relancer la carrière politique de la député européenne, qu’on a plutôt tendance ces jours-ci à considérer comme un vieux souvenir du passé – une vieille robe vintage Dior, comme dirait Carla.

En tout cas, question exposition médiatique,  c’est un succès total : l’ex-mannequin Dior était ce soir à plus de 2 millions de videos vues sur dailymotion, la plaçant plutôt dans le camp des Lady Gaga et autres Britney que dans celui poussiéreux et peu « fun » des eurodéputés.

Bravo Rachida, opération de comm’ réussie, vous êtes « back in fashion ». Mais à quel prix !

La nouvelle Lady Gaga de l’UMP est…

1 septembre 2010 Laisser un commentaire

Indice : elle fait partie du Gouvernement, est experte de la controverse, parle souvent sans réfléchir …

Enfin, sans aucune intention mal placée, le modèle de la nouvelle égérie « dance » de l’UMP (mais Sarko lui-même ne se revendiquait-il pas de Bush junior, avec le succès qu’on lui sait) :

Mireille et tes 1000 Colombes, suffit, au PS, on a mieux !

26 août 2010 Laisser un commentaire

On se souvient tous du « 1000 Colombes » de Mireille qui avait failli fait perdre en une soirée à Paris son statut d’élégance, de luxe, de chic.

Pour le prochain(e) président(e), on vous propose plutôt le plan suivant:

  • On renvoie Mireille – que peu de monde sauf les maisons de retraite regretteront – au Cap Nègre, kärcheriser ce qui reste encore de kärcherisable dans les environs
  • On intrônise le / la nouveau / elle président(e) avec « Il venait d’avoir 18 ans » de Dalida, sous la Direction Artistique de Jack Lang (s’il tient jusque là !). Se faire intrôniser par une femme sex-symbol, voilà une vraie déclaration de politique !

Un chanteur anglais inconnu anti-Sarko : « Le renvoyer chez Carla avec un bulletin de vote »

25 août 2010 Laisser un commentaire

Les chanceux pour se soiuvenir de a série culte « Neighbours », qui attirait sur la 5 -pas celle de Berlusconi !

C’est d’ailleurs cette série qui a fait de Kylie Minogue la méga-star qu’elle est devenue.

Un des épisodes – un larizage de deux éminents protagonistes attira même juq’à … 20 millions de téléespectateurs ! Plus d’infos pourles fans en herbe siur Wikipedia :

Les paroles sont en cours d’élaboration. N’hésitez pas à poster vos contributions :

Kylie M

Estrait du générique pa celui qui dut l’amant – éphémère de Kylie :

Paroles (en cours de traduction):

Seales with a Kiss - Donovan . Sarko / Carla